Qu'est-ce qui vous a poussé à faire de la musique ?
Jared Leto : Les hippies, les vagabonds, mes origines aux abords du Mississippi, fleuve baigné de musique. Je fonctionne par pulsions, pas pour me donner un genre. Pink Floyd, les Clash, ça stimule aussi.
Films, chansons, concerts, filles : vous trouvez le temps de dormir ?
Oui. Dans les transports. En ce moment, avec la promo du film Mr. Nobody, celle de l'album et de la tournée mondiale, c'est speed. Les filles passent après tout ça. Enfin, tout dépend de la fille.
Travailler avec le producteur de U2 et des Smashing Pumpkins, ça donne quoi à l'arrivée ?
Ça met la pression, mais nous sommes fiers qu'il nous ait fait confiance. M. Flood est arrivé avec des outils auxquels nous n'étions pas habitués. Nous avons tâtonné ensemble. Nous nous sommes plantés ensemble aussi ! Par rapport au précédent album, nous avons ajouté des sonorités africaines et des vieux synthés à côté des platines et des guitares.
Vous écrivez toutes les chansons ?
Oui. Et chacune est un chapitre. Cet album est mon chapitre « dépucelage ». Il est beaucoup plus « sexuel » et percutant que les précédents.
Comment définir votre musique ?
Moderne et ouverte. Une centaine de musiciens du monde entier sont venus pour enregistrer des morceaux dans notre studio de Los Angeles. Un jeune Iranien, qui n'a pas pu venir à l'une des sessions « Sonates autour du monde », m'a donné l'idée de faire une version live en ligne, où les internautes peuvent s'enregistrer.
Comment appréhendez-vous le public de Paris-Bercy en mars 2010 ?
Ah bon ? on fait Bercy en mars ? Je l'ignorais ! Moi, je me lève et je prends ma guitare, basta ! J'adore le public français, car il a du goût. W


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